En Allemagne, ils assortissent les prévisions météo de probabilités. Même si c'est scientifiquement plus acceptable qu'un vulgaire "il va pleuvoir", savoir qu'il y a 60 ou 70% de risque qu'il pleuve ne contribue finalement qu'à installer plus de doute dans nos esprits : est-ce qu'on tente la rando quand le risque de saucée dépasse les 50% ? On était dans cette situation samedi matin, et cette fois, on a compté sur nos 30% de chances de ne pas se mouiller.
Il faut dire qu'on a récemment acquis un guide de randonnée de l'Oberbayern (soit la haute Bavière) et que ça me démange de l'inaugurer. On a donc choisi Schliersee et la montagne du Brecherspitz pour se dégourdir les patounes.
La première partie dans les bois monte tranquillement, il fait gris mais bon. Le chemin se transforme en sentier, on passe au milieu des vaches qui ont décidé d'encadrer de TRÈS près le chemin juste pour embêter Sylvain, on termine en grimpette ardue pour atteindre la traditionnelle croix qui orne le sommet. On domine un petit cirque tout a fait charmant.
On a pris des habitudes bavaroises, a savoir ne pas emmener son pique-nique et aller manger des délices bavarois dans une Hu-teu sur le chemin - il y en a toujours, on ne prend aucun risque. Avant de rejoindre la notre, on fait une boucle par les crêtes du cirque. On redécouvre a cette occasion qu'un sentier boueux en devers est la meilleure configuration pour se prendre une gamelle. La descente jusqu’à la Hutte est trempée mais contrairement à la Norvège, on a des chaussures de marche cette fois-ci. Même pas peur de se mouiller les pieds !
Le repas à la Hutte se compose de deux Radler (le fameux mélange bière/limonade), d'un plateau de charcuterie et de fromage, d'un café et de quatre Alm-Nussen, beignets très très bons. La faune est décidément contre nous aujourd'hui puisqu'un coq ne cesse de nous tourner autour, il doit savoir que Sylvain a eu par le passé des expériences malheureuses avec ses congénères. Le soleil sort tandis qu'on mange, on a bien fait de venir.
La descente se fait à la course, c'est plus rigolo sur ce genre de chemin large. Sur la route du retour, on rencontre une grosse fraise qui en vend des plus petites, bavaroises pur jus.

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