Grosse actualité ces derniers temps avec la reprise du travail après les vacances. Les jours se suivent et se ressemblent. Je fais mes 40,1 heures par semaine, Aline un peu plus : réunions, travail, réunions, présentations, puis footing, danse et bon miam-miam. Du coup, nous n'avons pas de choses très intéressantes à écrire ici depuis les 10 derniers jours. Aline en a profité pour vous raconter un peu son travail, je devrais en faire autant d'ici quelques temps ; mon "big project" commence dans exactement une semaine.
Mais ce soir c'est un autre sujet qui m'amène. J'ai décidé de tomber plus bas que terre, de me pencher pour sentir le bitume chaud abimé par le passage incessant des pneus surchauffés des mercedes climatisées, de plier les genoux pour tomber dans l'herbe verte et grasse de la pluie quotidienne arrosée, de ramasser le chewing-gum à la fraise craché il y a maintenant 10 jours par cette adolescente au visage disgracieux et aux cheveux clairsemés, de me rouler dans ce mélange de glaise et de matière fécale animale tapissant le chemin qui me mena par un beau matin jusqu'à ce petit mont. Ce soir, j'ai décidé de vous parler d'une de mes dernières découvertes, la fabrication du fromage double fermenté, plus fort que n'importe quel autre fromage ayant, un jour, mis le bout de sa boite en bois dans l'entrebâillement de notre frigo.
Certains ont des rêves de brebis, de Larzac sous la pluie, de cabane en bois sans eau courante pendant 3 mois et d'odeur imprégnée jusque dans la lymphe prête à combattre les invasions de tiques, poux, araignées et autres bêtes à petites pattes. Mais ici, j'ai réalisé mon rêve de fromager beaucoup plus simplement, à partir d'un simple frigo et d'une boite de Philadephia 0% (l'histoire ne dit pas si cela fonctionne aussi avec du 20 ou du 40%). La boite de Philadelphia donc, blanche qu'elle fut au départ, est entamée mais fermée et reste pendant 2 petits mois dans le fond du frigo, à l'abri des regards indiscrets. Elle fait sa petite affaire, je soupçonne quelques incartades avec des champignons, voire même un petit tour derrière les fourrés avec une bactérie. Quand après tout ce temps la découverte de l'abandonnée est faite, arrive le moment délicieux. On ouvre la boite, et oh émerveillement, le blanc est changé en gris, le plomb en or, la matière en poussière, la douceur en aigreur... Comme par ici nous ne sommes pas du genre à jeter, nous avons bien sur gouter notre découverte. Les mots me manquent pour vous décrire le phénomène, ma mâchoire est crispée, mon nez est parti, même mes oreilles s'ébattent pour prendre leur envol. Non vraiment, je ne peux seulement que vous conseillez, comme nous, de vous lancer dans la fabrication du fromage à double fermentation maison.
Bon appétit !!
Oh la vache ! Impressionnant.
RépondreSupprimereh ben ça donne envie :D
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