Je ne suis pas sur que ce soit une très bonne habitude que nous prenons et je m'en excuse par avance. Mais voila, difficile d'avoir en permanence l'appareil photo en bandoulière lors de nos journées trépidantes à Munich. C'est pourquoi, cette fois-ci encore, le post sera accompagné de photos d'une bien piètre qualité prises avec l'ipod dans des conditions de luminosité plus adéquates à la dégustation d'un vieux whisky tourbé dans le boudoir d'un manoir ancestral qu'à la prise d'images à haute vitesse avec une camera Streamview de la déformation d'une éprouvette normalisée de composite satin carbone/PPS pour l’étude de la rupture de l'interface fibre matrice en conditions hygrométriques contrôlées. Je défie quiconque de lire cette phrase avec la bonne intonation dès la première lecture !!
Toujours est-il qu'il faisait sombre dans la salle de cinéma que nous avons inaugurée de notre présence dimanche soir. Mais quelle salle de cinéma !! Les murs représentent de vieilles fresques, genre reproduction de la chapelle Sixtine par une enfant de 6 ans aux facultés motrices amoindries. La Joconde est présente 2 fois (mon petit doigt me dit qu'au moins l'une des deux est une reproduction) et à la mode allemande : trop de saucisses au petit-déjeuner fait gonfler les pommettes. Au plafond, des lustres roses moulin-rouge, ou non, peut-être bien qu'il était rouges. En tout cas ils inspirent les cachoteries, le spectacle de danse olé-olé, les arrières boutiques de débauche, les cris étouffés, les froufrous et bas-résilles. Finalement la statue "Carcanaise" parait bien fade à cote de tout le reste, presque naturelle dans cette environnement, tout du moins tant qu'elle ne se met pas à bouger et à faire hélicoptère. Non, le meilleur de la décoration du cinéma d'Isartor sont les deux gobelins, postés de part et d'autre de l’écran, aux yeux verts et ribauds, qui brillent dans le noir pendant toute la séance, épiant nos moindres faits et gestes, interdisant toute tentative de rapprochement fortuit du puceau affamée sur son rencart d'un soir pétrifiée par l’idée qu'on puisse encore l’inviter dans ce genre de salle obscure dont le nom est pour le moins justifié.
A part ça, on est allé voir Twilight, en anglais non sous-titré en Allemand, avec Keijo et Chantal. C’était bien mais pas top, du coup on a fini la soirée dans notre restaurant préféré, au nom prédestiné : le Chaos.
Le grand sly est de retour...
RépondreSupprimer"Carcanaise" haha, j'avais pas vu...
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