LA découverte de notre vie bavaroise, outre la weisswurst et les biergarten, restera certainement la luge. A l'occasion d'une sortie avec mes collègues au début de notre séjour ici, j'avais compris que la luge n'avait rien d'un loisir pour enfant et pouvait rivaliser avec le ski en sensations fortes. Quelques sorties plus tard avec Sylvain et/ou des copains, il a fallu nous rendre a l'évidence : une luge serait notre souvenir de Bavière. J'étais un peu réticente en calculant le ratio nombre de sorties/coût d'une luge, mais les promotions au magasin de sport trop-la-classe de Munich ont eu raison de mes hésitations. Nous voila donc heureux propriétaires d'une belle luge !
Et bien sur, il a fallu la tester. Notre promenade du dimanche matin s'est donc orientée vers Blomberg, petite montagne offrant une jolie piste de luge, en haut d'un chemin forestier adapté a une montée a pied de gros bide, et un télésiège permettant une redescente sécurisée de gros bide tandis que pas-gros-bide dévalait la piste de luge jusqu'en bas.
Un peu frustrée de ne pouvoir que monter et ne pas profiter de la descente, j'ai quand même eu le plaisir de tester la première notre nouveau jouet, a la faveur d'une légère descente du chemin forestier. En fait, les sensations n'ont pas été aussi fortes que mon expression-actor-studio le laisse penser, puisque la descente était plus un faux-plat et ne faisait qu'une cinquantaine de mètres, mais ça a suffit a mon bonheur.
Le temps était avec nous, on a même eu une vraie éclaircie au sommet. Sylvain a proposé de me trainer sur la luge le long de la crête, je n'ai pas refusé :-) Certes la luge est dimensionnée pour supporter 200 kg, pas sure néanmoins qu'il en soit de même pour les petits mousquetons en métal pour accrocher la lanière... :-/
La redescente en télésiège n'a pas été super drôle, moins que celle en luge en tous cas. Par contre je crois que j'en ai intrigué plus d'un, au vu des regards des gens croisés sur le télésiège. Pas sure qu'ils aient vu mon gros ventre sous la doudoune, ils ont du se demander ce qui pouvait bien m’empêcher de descendre par un autre moyen.
Par contre même sans luge, je crois que les 500m de dénivelée ont été un peu trop pour moi, le mal de dos qui a suivi m'a empêchée de dormir la nuit suivante. Mais c’était chouette avec toute cette neige alors sans regret !



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