mardi 20 mars 2012

Site des congrès du parti Nazi à Nuremberg : Le dimanche c'est aussi culture

Aujourd'hui on aborde le point délicat de la culture germanique. En effet, j'ai pu souvent remarquer que lors de conversations au départ quelconques, ce sujet revient assez souvent, et il laisse une vraie trace dans l'esprit des jeunes Allemands. Par exemple, l'autre jour on parlait de foot et d'un match entre l'Allemagne et la Pologne. Assez rapidement on a abordé le sujet des rivalités footbalistiques entre les deux pays, plus entre supporters que joueurs. Et bien il existe une très grande rivalité entre les 2 pays à ce sujet, rivalité qui se "transmet" depuis la 2ème guerre mondiale !!
Je ne pensais pas que c'était à ce point. Toutes proportions gardées, il ne me semble pas qu'on invoque la guerre de cent ans pour expliquer l'engouement pour le crunch... Peut-être que je me trompe...
Toujours est-il que l'ombre du Nazisme, puisque c'est de ça qu'il est question, est encore bien présente ici. Alors pour épaissir la couche de confiture sur notre tartine, nous voilà au "Dokumentationszentrum Reichparteitagsgelände" sur l'ancien site des congrès du parti Nazi, à Nuremberg.




C'est le seul vestige architectural de la folie de l'époque. Le musée, ou centre de documentation, est situé au bout de ce bâtiment en forme de fer à cheval. L'entrée est très moderne avec un couloir/plate-forme en verre et acier traversant le bâtiment en diagonale. Ici on parle essentiellement de l'histoire du parti nationale socialiste, depuis les débuts d'Hitler, son emprisonnement, "Mein Kampf", les SA, les SS, puis la prise de pouvoir du parti NS, le laxisme et la passivité de la gauche, l'entrée en guerre contre la Russie pour gagner des terres et enfin le procès des principaux membres du parti.

Il ne s'agit pas du tout de l'histoire personnelle d'Hitler ou de ses raisons, ce n'est pas non plus une exposition sur la seconde guerre mondiale. Le musée explique avant tout l'histoire d'un parti et d'une idéologie, du "début" à la "fin".
On retiendra surtout le contexte de l'accession au pouvoir, ou comment un homme avec des qualités d'orateur exceptionnel a réussi à aller jusqu'au bout de l'impensable sans se faire arrêter avant.



Ce bâtiment en fer à cheval devait pouvoir recevoir 50 000 personnes pour des cérémonies à caractère quasi religieux autour d'une seule personne.



De la pierre de taille est utilisée en façade, le reste est en béton. Ajouté aux nombreuses colonnes, cela renvoie le pékin moyen à sa petitesse devant la masse guidée par le Führer.



D'autres installations étaient prévues, une esplanade de 2 km de long pour défiler, un stade pouvant accueillir 400 000 personnes, un autre stade pour des "jeux"...
Aujourd'hui certaines parties sont conservées pour l'histoire, le musée et l'orchestre symphonique de Nuremberg occupent une partie des lieux et le reste est ouvert au public. On peut se promener aux bords des lacs, jouer au foot sur les vestiges de l'immense stade, ou encore se garer sur l'esplanade gigantesque. Et puis on peut bronzer au soleil assise sur les marches...





vendredi 16 mars 2012

Un week-end qui commence bien...

De mercredi à vendredi, j'ai participé à la conférence Esaform 2012 à Erlangen, 200 km de Munich.
Ce n'était pas prévu que j'y aille, mais comme ils ont décidé de me remettre un prix pour la qualité extrême de ma thèse, je ne peux refuser le voyage. Un petit de chèque de 2000 euros signé par mon ancien directeur de thèse m'attend...
Si je précise que j'ai, en réalité, postulé pour ce prix de thèse et que mon directeur de thèse s'avère être le président du comité directeur d'Esaform... Tout devient plus clair...

Toujours est-il que j'ai présenté mon travail en anglais pendant 30 minutes à l'occasion d'une keynote devant 150 personnes. C'est une bonne expérience selon mon chef, c'est une très bonne prestation selon plusieurs spectateurs anglophones venus me parler ensuite. Je ne prends pas que le chèque, je veux aussi les fleurs, la crème et le cirage qui vont avec...

Le soir, Aline doit me rejoindre à l'hostel où nous allons séjourner pour le we. Il est dans Nuremberg, devant la muraille qui délimite la vieille ville, et accessoirement dans la rue des dames très gentilles. J'avais passé mon tour à Amsterdam, là, c'est bien malencontreusement que j'ai dû traverser seul la rue pour me rendre à l'hôtel.
Je me prépare à manger en attendant, je range, fais la vaisselle, et là, pan !! Attaque de loup-garou enragé !! On roule par terre, je me débats, lui mets 2 ou 3 kicks dans sa founch, lui tire les oreilles, mais le salaud réussit quand même à me mordre la main !! Ma vaisselle est pleine de sang !! Entaille de 3 cm de long assez profonde, j'ai beau appuyer dessus, le sang coule encore. Le loup s'enfuit la queue entre les jambes, et le verre qui vient de m'exploser dans la main ne servira plus...
J'attends 10 minutes en faisant pression avec un mouchoir, ça coule toujours... Je vais demander de l'aide à l'accueil : pansements ? pharmacie ? médecin ?? Mon sauveur est tout autre, c'est Aline qui passe la porte d'entrée !!
Le co-voiturage est arrivé jusqu'au bout malgré quelques embuches. Bon, on ne réfléchit pas trop longtemps, le sang coule et je ne suis pas plus le roi de la coagulation. Direction la clinique privée pour se faire poser 2 points de sutures et un joli bandage !!


Je n'ai même pas osé regarder !!

Notre week-end en amoureux à Nuremberg commence bien, c'est ce qu'on appelle de vraies vacances dans la famille Bel : ça passe forcément par la visite de l'hôpital local !!

lundi 12 mars 2012

Gâteau bicolore

Etape 1 : Avoir une gentille maman qui pense aux talents de cuistot de son fils et lui offre un beau jouet à Noël.

Etape 2 : Faire deux pâtes, une blanche et une chocolat, selon la recette indiquée qui, vues les quantités, permet de s'exercer les biceps.

Etape 3 : Répartir les pâtes dans les moules dédiés et faire cuire les trois gâteaux bicolores.

Etape 4 : Superposer les trois gâteaux et admirer la forme géométrique parfaite.















Etape 5 : Se rendre compte qu'il doit y avoir de la colle entre les couches alors défaire la pile et ruiner la forme géométrique parfaite.





Etape 6 : Tartiner de chocolat le gâteau du bas, déposer un deuxième gâteau par-dessus et recommencer l'opération.





Etape 7 : Démouler le troisième gâteau, râler parce qu'il ne se démoule pas, le reconstruire tant bien que mal, et puis... bon ben cacher la misère avec du chocolat :-)







































Etape 8 : Décorer de quelques cristaux de sucre puis servir ça à des collègues de bureau gourmands !
















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